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les missions et les statuts de l'UDAF  Familles de la Manche La Mesure Judiciaire D'Aide à la Gestion du Budget Familiale

FAMILLES DE LA MANCHE, le journal trimestriel de l'UDAF

Journal de Juin 2006



Jocelyne AUBRIL, 7 enfants et beaucoup d'amour

Jocelyne Aubril était à l'Elysée au début du mois de juin. Comme 80 autres mamans de tous les départements de France, elle a reçu des mains du président de la république la Médaille de la Famille pour avoir élevé 7 enfants et leur avoir permis, avec Bernard, son époux, d'avoir chacun une formation et un métier.

Paris ? Avec 7 enfants à élever, Jocelyne et Bernard n'ont jamais pris le temps d'aller si loin. Ils étaient donc ravis de découvrir notre belle capitale et ses principaux monuments.

Quant à l'Elysée, lorsque Bernadette Desvages, la présidente de l'UDAF, les a informés qu'ils y étaient invités pour recevoir cette décoration… ils ont cru que c'était une farce !

La présidente de l'UDAF accompagnait Jocelyne et … Aubril pour cette manifestation un peu impressionnante. Elle a donc évoqué au cours de la journée les années pendant lesquelles Jocelyne Aubril se battait pour l'avenir de ses enfants… "Ce n'était pas facile, raconte Jocelyne. Nous avions de petits revenus. Mon mari travaillait et moi aussi. Je ne disposais pas toujours du temps nécessaire pour écouter mes enfants. J'ai donc mis un cahier sur la table : chacun y mettait ce qu'il avait à dire dans la semaine, et dès que j'avais du temps, nous reprenions le cahier ensemble. C'est important, d'écouter ses enfants, ajoute-t-elle."

Ou encore ce souvenir ému : l'un de ses fils démarre sa vie professionnelle en cumulant deux postes. Maman, toujours attentive, même si ses petits ont grandi, lui trouve mauvaise mine… "Mais maman, tu nous a bien donné l'exemple : tu travailles tout le temps!".

Le 31 mai, Jocelyne ne travaillait pas. Elle a même une photo avec le président de la république en personne entre elle et son mari : un souvenir impérissable !

La famille Aubril s'est vue honorer une nouvelle fois dans sa commune d'origine : le maire de Pont Hébert a reçu toute la famille pour un vin d'honneur auquel participaient Bernadette Desvages, présidente de l'UDAF, et Jean-François Baylac, directeur.
Assemblée générale à Coutances : un appel aux bénévoles

Le 9 juin dernier, Mme Desvages accueillait les responsables des associations familiales de la Manche pour l'assemblée générale annuelle de l'UDAF. 80 personnes environ étaient présentes. Nombre d'entre elles avaient participé au colloque "Bien vieillir dans son village" auparavant.C'est M. Clavreul, vice-président de l'UDAF et l'un des responsables de l'association familiale de Coutances, qui ouvre la réunion en présentant l'association et ses activités.
La présidente rappelle ensuite dans son rapport moral les grandes missions qui ont été confiées officiellement aux UDAF dès 1945 : donner son avis aux pouvoirs publics et proposer toutes mesures et actions conformes aux intérêts matériels et moraux des familles ; représenter officiellement toutes les familles, françaises et étrangères, du département ; désigner ou proposer les représentants des familles aux conseils, organismes et assemblées institués par l'Etat, le département, la commune ou l'intercommunalité ; gèrer tout service d'intérêt familial dont les pouvoirs publics estiment devoir lui confier la charge. Elle constate que, par ses différentes activités de l'année, l'Institution a bien rempli ces missions.
Mme Desvages met toutefois l'assemblée en garde : le renouvellement des bénévoles actifs se fait mal et les "anciens" s'essouflent, constate-t-elle.
Parlant de l'activité du conseil d'administration, elle souligne que le fonctionnement et le développement des services de tutelle, qui gèrent actuellement 2000 dossiers, est une préoccupation constante des administrateurs. Par ailleurs, et pour tenir compte de l'évolution des besoins des familles, ceux-ci travaillent sur de nouveaux projets d'activité, qu'elle ne dévoilera pas : il est encore trop tôt… Enfin, sortant d'un colloque sur l'autonomie des personnes âgées, Mme Desvages souligne le sujet de la prochaine enquête de l'Observatoire des familles : "Aide familiale et personne en perte d'autonomie". Le sujet est d'actualité et confirme bien la préoccupation de l'UDAF vis-à-vis de cette catégorie de population en forte augmentation.
Soucis donc en termes de relève, comme dans beaucoup d'associations, mais pas de souci par contre en termes de finances : le rapport financier fait par la trésorière, Mme Coutard, laisse apparaître une situation saine tant dans le domaine de l'action familiale générale que dans les services de tutelle.

Une activité importante toute l'année

C'est le secrétaire du conseil d'administration, M. Lemerre, qui présente le rapport d'activité pour l'année 2005.
L'UDAF, c'est 6 744 familles adhérentes regroupées au sein de 83 associations familiales locales : un poids important donc dans le département.
Le conseil d'administration est composé de 26 membres émanant de ces différentes associations de terrain. En 2005, il a travaillé en particulier sur l'observatoire des familles, les projets évoqués par la présidente, l'organisation de colloques et de réunions d'information sur la toxicomanie et, puisque c'est une mission de l'UDAF, il a désigné, renouvelé et suivi la désignation de nombreux représentants familiaux dans quelque 60 instances locales ou départementales.
Les administrateurs sont également répartis dans des commissions de travail spécifiques qui se réunissent soit en fonction de grands débats de société, soit pour mener à bien les manifestations projetées par l'UDAF. 17 réunions de commissions ont eu lieu tout au long de l'année.
Le secrétaire a également rappelé le travail qui s'est fait avec les partenaires, l'Union régionale et l'Union nationale des associations familiales… pour conclure finalement que, décidément, la vie de l'UDAF "n'est pas un long fleuve tranquille", que l'activité y est soutenue et toujours intéressante et que, pour la mener à bien… l'UDAF a besoin de bénévoles ! Un appel en écho à celui de la présidente, qui n'aura pas manqué d'attirer l'attention des participants.
L'AIAD : une aide à domicile appréciable

L’association AIAD Manche (Aide et Intervention à Domicile) étend ses activités sur le canton de Carentan. Ce sont ainsi 20 cantons du centre Manche qui sont couverts par l’AIAD dans le domaine de l’Aide à Domicile. Rappelons que les activités de l’AIAD s’adressent aux familles, aux personnes handicapées et aux personnes âgées.

Les familles peuvent bénéficier de prestations de Techniciennes de l’Intervention Sociale et Familiale ou l’Auxiliaires Familiales financées en grande partie par la CPAM, la CAF, le Conseil Général, la MSA, les mutuelles ou les compagnies d’assurances en cas de maladie, naissance, famille nombreuse, accident, hospitalisation, difficultés familiales diverses….

Par ailleurs, l’AIAD gère un service d’auxiliaires de vie destiné aux personnes handicapées ou dépendantes, un service de Soins Infirmiers à Domicile pour les personnes de plus de 60 ans (seul service à ne couvrir que les cantons de Coutances et Cerisy la Salle).

Enfin l’AIAD propose un service mandataire à tout particulier qui a besoin d’une aide ménagère, d’une garde d’enfant ou d’une auxiliaire de vie. Ainsi le particulier reste employeur de son intervenante à domicile mais c’est l’association qui se charge de toutes les formalités inhérentes au contrat de travail : recrutement, remplacement, démarches administratives, charges sociales….

AIAD Manche, 48, rue Tourville, BP 133 50201 COUTANCES Cedex – Téléphone : 02 33 45 14 82



L’AIAD couvre 20 cantons :

Barneville, Bricquebec, Canisy, Cerisy la Salle, Carentan, Coutances, La Haye du Puits, Lessay, Marigny, Montmartin sur Mer, Percy, Périers, Saint-Clair s/Elle, Saint-Jean de Daye, Saint-Lô, Saint-Malo de la Lande, Saint-Sauveur Lendelin, Saint-Sauveur le Vicomte, Tessy s/Vire, Torigni s/Vire.
A quand un apprentissage de qualité ?

Au moment où notre société demande de plus en plus de savoirs, où le gouvernement communique sur les nouvelles technologies, il est inacceptable de faire régresser le temps de formation des jeunes.

La Confédération syndicale des familles s'oppose à la mise à disposition d'une main d'œuvre bon marché. La formation professionnelle ne doit pas être au service des besoins des entreprises. Elle doit répondre à un désir des jeunes d'acquérir des connaissances, des savoirs- faire et des métiers, ce qui est difficile à déterminer pour un jeune de 14 ou 15 ans.

L'Education Nationale doit dispenser un enseignement général jusqu'à 16 ans, tout en favorisant des incursions dans le monde du travail. Elle doit mettre tout en œuvre pour que chaque enfant construise son parcours en fonction de ses réalités personnelles (compétences, envies, capacités, choix…) L'orientation scolaire doit être repensée afin qu'aucun enfant ne soit orienté par défaut.

La CSF pense que la mise en place d'un service public de l'orientation en collaboration avec l'Education Nationale, les collectivités territoriales et les entreprises, à l'extérieur des établissements scolaires, permettrait une meilleure implication directe des parents et de l'intéressé.

La CSF souhaite que l'enseignement professionnel et l'apprentissage soient reconnus au même titre que les autres filières de l'Education Nationale. Cet enseignement ne doit pas être bradé et il doit apporter les connaissances générales indispensables.

La valorisation de l'enseignement professionnel et de l'apprentissage doit passer par une meilleure prise en compte des métiers manuels dans l'activité du pays.

La CSF revendique, aujourd'hui comme hier, le droit à la promotion sociale de la classe ouvrière en particulier pour l'accès à une formation de qualité pour tous.

CSF
37 rue Roger Salengro
501020 - Equeurdreville
FAMILLES RURALES

Depuis de nombreuses années, Familles Rurales propose aux familles du milieu rural des actions autour de la parentalité. Cette année encore, 5 de ses associations (Cérences, La Lucerne d'Outremer, St-Hilaire du Harcouët, Sourdeval, Urville-Nacqueville) ont œuvré pour que les parents puissent trouver des réponses à leurs questionnements à travers :

des soirées-débats. Leurs thèmes sont riches et variés : l'alimentation et la sécurité des tout-petits, l'agressivité chez les jeunes enfants, conjuguer l'affection et l'autorité, la pré-adolescence, la transition école/collège… tous abordés par des professionnels comme des diététiciennes, psychothérapeutes… Après l'exposé de l'intervenant, les participants posent leurs interrogations et peuvent, par l'intermédiaire du professionnel, trouver des réponses à leurs attentes ou avoir des éléments leur permettant de réfléchir à leur situation.

une formation. Un groupe de parents a réfléchi, pendant 3 jours, sur les rivalités fraternelles. La session était animée par un formateur en relations humaines. Ils sont entrés en réflexion sur leur propre vie et ont pu comprendre le mécanisme de la rivalité et le pourquoi, définir les enjeux de la rivalité, prendre du recul face aux conflits.

A l'automne 2006, d'autres actions seront mises en place afin de pouvoir sensibiliser les parents sur les enjeux de la parentalité et de la grand-parentalité.

Pour tous renseignements :

Fédération des FAMILLES RURALES
02.33.57.76.59
A Mortain, Le Miljeux reste ouvert en été

La ludothèque « Le Miljeux » de Mortain sera partiellement ouverte pendant les vacances d’été. Des plannings seront disponibles à la ludothèque, au 3 place du château à Mortain.
En juillet et août, les heures d'ouverture seront les suivantes :

Mardi 11 juillet de 10h00 à 12h00
Mercredi 12 juillet de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Mardi 18 juillet de 10h00 à 12h00
Mercredi 19 juillet de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Vendredi 21 juillet de 10h00 à 12h00
Mardi 25 juillet de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h00
Mercredi 26 juillet de 10h00 à 12h00 et 14h00 à 18h00
Mardi 1er et 8 août de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Mercredi 2 août et 9 août de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h00
Vendredi 4 août et 11 août de 10h00 à 12h00.

Fermeture estivale de la ludothèque le vendredi 11 août à 12h00.

Réouverture le mercredi 13 septembre à 10h00
Renseignements au 02 33 59 75 28

Les prochaines bourses aux vêtements auront lieu au Cosec de Mortain (route la Petite Chapelle) aux dates suivantes :

Bourse automne/hiver : du 9 au 13 octobre 2006
Bourse puériculture et jouets : du 6 ou 9 novembre 2006 (attention nouveau créneau : la bourse est avancée d’un mois)
Bourse printemps/été : du 10 au 13 avril 2007.

Renseignements au 02 33 59 94 15

Et encore…

L'association familiale du canton de Mortain c’est aussi et toujours la location de matériel de bébé (groupe 0/1 en) et des sorties, des voyages, des cours d’art floral etc….

Tél 02 33 59 75 28
Tutelle des Majeurs : une réforme qui s'impose

Près de 700 000 personnes sont sous protection actuellement, 1 000 000 le seront dans quelques années, en raison de l’allongement de la durée de vie et de maladies telles qu’alzheimer.
La législation qui s’applique à elles date de 1968 : elle est aujourd’hui totalement inadaptée. Une réforme s’impose, qui associe le respect de la personne, la transparence et la sécurisation des gestions, la participation et l’information des familles.
La moitié des mesures de protection est prise en charge par des associations tutélaires et des gérants de tutelle qui n’ont pas de statut prévu par les textes. Les mises sous protection sont prononcées par des juges des tutelles au nombre notoirement insuffisant (80 juges des tutelles temps plein pour 700 000 mesures) et aux moyens d’enquête inexistants.
Il est donc urgent d’instaurer un dispositif de gestion budgétaire et d’accompagnement social, doté des financements nécessaires, et d’organiser un statut et une rémunération pour les tuteurs professionnels.
Les comptes de gestion sont contrôlés par des greffiers en chef à qui cette charge a été confiée en sus de leurs tâches habituelles sans aide extérieure et sans formation particulière.
Les mesures sont gérées en application de textes inadaptés, et certaines personnes placées sous protection parce que les autres dispositifs ne peuvent plus assurer l’aide dont elles ont besoin.
Depuis plusieurs années, au-delà des clivages politiques, des constats se sont succédés soulignant l’impératif de réforme.
Aujourd’hui, un avant-projet de loi est finalisé. Il recueille notre adhésion et celle des autres acteurs de la protection des majeurs.
Il apparaît primordial que cette réforme soit mise en place très rapidement.

ANJI – Sauvegarde de l'Enfance – FNAT – UNAPEI – UNAF – ANGT
(toutes ces associations signataires du communiqué sont des associations gérant des tutelles)
DOSSIER UDAF : Vieillissement et autonomie : L'UDAF s'intéresse au quatrième âge

"Bien vieillir dans son village" : c'est le titre du colloque organisé par l'UDAF le 9 juin dernier à Coutances. "Nous aurions pu parler aussi de bien veillir dans son quartier, indique d'emblée Bernadette Desvages. L'important pour l'UDAF est de réfléchir au problème posé par l'autonomie des personnes vieillissantes, aux meilleurs services et équipements à mettre en place pour que, dans toute la mesure du possible, les personnes âgées puissent demeurer chez elles". Et d'ajouter : "nous autres, responsables familiaux, nous ne devons jamais être "à la retraite" vis-à-vis des préoccupations des familles ; et le sort des aînés est bien une préoccupation familiale".

Environ 120 personnes participaient à cette manifestation au cours de laquelle beaucoup de questions ont été posées : le sujet, il est vrai, intéresse autant les familles elles-mêmes que les autorités départementales.

Un déplacement de l'âge moyen

C'est M. Claude Martin qui ouvre la réflexion. Professeur de sociologie à l'Ecole Nationale de Santé Publique de Rennes, il propose un panorama schématique des dispositifs existant à l'échelle européenne. Ce faisant, il démontre que ce qui nous préoccupe en matière d'augmentation de l'espérance de vie, de problèmes liés au vieillissement, ne concerne pas que la France, loin s'en faut.
La comparaison est difficile parce que nous ne parlons pas de la même chose, et pas avec les mêmes termes… Toutefois, si l'on aborde le problème sous l'angle de la démographie, des conséquences du vieillissement et des enjeux de la définition d'une politique en faveur des personnes âgées, on peut dresser un tableau de la situation dans nos pays dits évolués.

Des données démographiques

Certains pays vieillissent très vite, à la fois en raison de la chute de la fécondité et du gain d'espérance de vie (actuellement, 1 trimestre par an en France). D'où un déplacement de l'âge moyen et un vieillissement global. Ce phénomène est particulièrement aigu en Espagne, Allemagne, Grèce, Italie, Suède (qui a corrigé le problème en incitant à une augmentation de la natalité). Ainsi, en Italie, les moins de 20 ans sont moins nombreux que les plus de 60 ans… Et le phénomène va s'accroître tant qu'il n'y aura pas de renouvellement des générations ! Concernant la baisse de la fécondité, Alfred Sauvy a montré que pour assurer un renouvellement des générations, il faut 2 enfants par femme. Certains pays européens sont à moins de 1,3 enfants… Concernant les pays d'Europe de l'Est nouvellement intégrés, nombre d'entre eux enregistrent le taux le plus bas enregistré dans le monde (1,15 en Tchéquie) et tous sont au dessous de 1,4 enfants par femme.

60% de la population à la charge de 40% d'actifs

Ce phénomène pose naturellement le problème du financement des retraites. D'autant plus qu'il convient d'envisager la dépendance d'une façon plus large que la dépendance liée au grand âge : citant Albert Memmi "On ne peut pas ne pas être dépendant, voilà le fait et la vérité de la condition humaine", il souligne que la notion de dépendance ne concerne pas que les personnes âgées. Et si on observe le phénomène de la dépendance "élargie" (s'appliquant aux personnes de plus de 60 ans et aux moins de 14 ans), en 2030, 60% de la population sera à la charge de 40% d'actifs, dont la période de vie active se réduit souvent pour durer environ 20 ans.
Ainsi se dessine un schéma de vie totalement bouleversé. Avant, la vie se composait de l'enfance, suivie d'une longue vie de travail puis d'une retraite (pas souvent très longue). Aujourd'hui, l'enfance est suivie d'une période que l'on peut qualifier de "jeunesse". Vient ensuite une (courte) vie de travail, puis l'âge d'or qu'est devenu le 3e âge et enfin un 4e âge.
Nous allons vers une société qui, à l'horizon 2050, comptera deux fois plus de 80 ans et plus que de moins de 15 ans.

Des politiques très localisées

Pour faire face, partout, les politiques sont extrêmement localisées. Par exemple à Rome, elle varie… d'un quartier à l'autre.
D'un endroit à l'autre, on retrouve des points communs : on veut maintenir les personnes à domicile, donc développer des services. On veut faire du sur-mesure, donc on s'oblige à un suivi puisque les situations évoluent. En France ou en Allemagne, avec des systèmes différents, on constate une formalisation, une standardisation du panier de services. D'autres pays sont beaucoup plus dans le "sur mesure", qui cherche toujours à combiner toutes les possibilités d'aide : il n'y a pas dans ce cas existence d'un "droit" universel, mais la recherche d'une réponse ad'hoc. Enfin, dans des pays comme l'Espagne ou l'Italie, tout pèse sur la famille et, lorsqu'il n'y a pas de réponse, les problèmes d'âge sont transformés en problèmes de santé… ce qui génère des hospitalisations de personnes âgées pour problèmes chroniques qui pourraient être gérés autrement.

Un taux de natalité élevé dans la Manche

Resserrant le débat, Mlle Biré, responsable de la direction des personnes âgées au Service de la Solidarité dans la Manche, expose la situation du département, dont les moyens financiers, dit-elle, sont assez faibles, dont le taux de natalité est élevé, mais qui ne garde pas ses jeunes, et dont le vieillissement se situe à un niveau "moyen plus".
Nous avons assisté à une augmentation de plus de 100% des plus de 85 ans en 15 ans. Pour les 15 ans à venir, nous prévoyons une augmentation de 40% des 60/75 ans.
En 2000, la Manche comptait 112 000 personnes âgées. Si le solde migratoire positif des personnes âgées se poursuit et toutes choses comparables, il y en aura 135 000 en 2015 (soit une augmentation de 15%). Dans le même temps, les plus de 85 ans passeront de 7 600 à 13 000.
Une enquête faite sur une durée de 10 ans dans plusieurs cantons montre que, tous types de territoires confondus, 7% de la population des 70/84 ans a besoin d'aide. On passe à 33% pour les 85 ans et plus.
La distinction, au niveau du département, est sensiblement celle du niveau européen entre les différents publics de personnes âgées. Il faut en effet distinguer les nouveaux retraités, les retraités installés, qui apportent de l'aide aux plus âgés et aux plus jeunes dans leur famille, et le 4e âge, qui a besoin d'aide.

Favoriser les réponses alternatives

Forts de ces données et du constat que le département est vieillissant, la question que se posent les élus est de savoir quelle politique mener. Faut-il une politique unique, alors que l'on constate une grande différence de mentalités entre le nord et le sud du département ? Ainsi dans le sud, l'aide familiale est actuellement importante. Mais s'il n'y a pas de travail, les jeunes s'éloignent : qui prendra alors en charge les plus âgés, qui restent ?
Cette question montre la nécessité de trouver un accompagnement, un soutien en politique publique et une aide aux aidants pour favoriser l'aide familiale.
Les axes de la politique départementale actuelle sont le renforcement du soutien à l'aide à domicile, le soutien aux réponses alternatives et le développement de l'accueil familial. A côté, et parce que les Etablissements seront toujours indispensables, le département mène également une politique d'amélioration de la qualité de ceux-ci.
Compte tenu de l'importance du travail à faire, Mlle Biré souligne la nécessité de travailler en partenariat avec les associations et les établissements. On ne répondra bien, dit-elle, aux besoins de la population âgée qu'en proposant une réponse de proximité avec une diversification de la proposition.

Pénurie de personnels compétents

Pour développer une politique fine d'aide, le département cherche à repérer les besoins des aidants naturels, à leur proposer de la formation et, par la suite, un accompagnement.
Concernant les services, actuellement, Mlle Biré estime que le taux d'équipement en Etablissements est bon, le taux de SIAD (services infirmiers à domicile) est mauvais, le nombre d'infirmiers libéraux est inégal selon les secteurs, et insuffisant par endroit. On constate en outre une pénurie importante de médecins, surtout dans le nord du département. Enfin, il est difficile de recruter des aides à domicile (même en leur proposant de la formation) : les éventuelles intéressées sont tentées par les Etablissements, qui recrutent.
En conclusion, Mlle Biré souligne qu'actuellement, "on arrive à la limite des possibilités financières". Si on ne fait pas du lien social par le biais de réseaux de proximité, de visites à domicile…, on ne s'en sortira pas.

La Fondation de France finance des actions en faveur des personnes âgées

La Fondation de France a 36 ans. Elle intervient dans différents domaines d'intérêt général, dont celui des personnes âgées. M. Patrice Leclere, responsable du Programme Personnes Agées, donne quelques exemples des programmes développés en France sur des thématiques variées. Le moteur de l'action est toujours le respect de la personne et de son autonomie : les personnes doivent rester acteur des projets financés.
Il souligne que les sources de financement sont les donateurs (500 000 réguliers) et les legs.
En 2005, le budget de la Fondation de France s'est élevé à 80 M€ pour 8000 projets. L'argent va aux actions de terrain, pour changer la vie des gens.
M. Leclere explique à l'assemblée la façon dont sont faits les choix, parmi d'énormes besoins. L'idée de la Fondation est d'aller là où les pouvoirs publics ne sont pas allés : le souhait est de pousser à innover, d'impulser des actions pour faire levier au niveau des financements et permettre, lorsque la Fondation se retire, d'ancrer le projet dans le territoire.

La bonne question : Comment vieillir ?

Depuis 1980, la Fondation de France a pris le parti de développer la diversification des lieux de vie à proposer aux personnes âgées. La Fondation refuse que tout soit traité sous l'angle de la médicalisation : il est nécessaire de "prendre soin", au sens le plus large, des personnes âgées et de les accommpagner jusqu'à la fin de leur vie.
Deux questions se posent en fait en matière de vieillissement : OU vieillir, mais aussi COMMENT vieillir ? Cette deuxième question pose le problème de la formation des intervenants et de leur reconnaissance.
Ainsi, la Fondation soutient des projets de formation. Elle cherche aussi à décloisonner les secteurs intervenant dans le domaine de la vieillesse, de croiser les divers champs d'intervention, par exemple politique d'urbanisme, aménagement du territoire, politique culturelle, autant que politique de la santé).
Ce faisant, la Fondation incite les acteurs à inventer de nouvelles manières de prendre le vieillissement en compte.
Regrettant le manque de dialogue entre acteurs des différents secteurs (élus, professionnels et habitants), M. Leclere conclut sur une question : "Est-ce grave de ne pas avoir assez d'équipements dans un département si on peut, si on sait répondre autrement que par la mise en place de "maisons de retraite bunker" ?
Lire et faire lire : Les retraités appelés à faire la lecture

Lire et faire lire est un programme national périscolaire mis en œuvre par La Ligue et l'Union Nationale des Associations Familiales. L'association existe dans la Manche depuis plusieuers années, et se développe régulièrement. Son objectif est de faire appel à des bénévoles âgés de plus de 50 ans pour intervenir auprès d'enfants de grande section à CE2, soit dans l'école, soit dans les crèches, centres de loisirs, garderies ou médiathèques, pour "donner et faire partager aux enfants le goût et le plaisir de lire en lisant et en faisant lire". L'opération vise également à favoriser le lien intergénérationnel et à permettre à des personnes retraitées de s'investir dans l'avenir du pays.
Dans la Manche, 53 écoles sont engagées avec 130 bénévoles. Toutefois, les administrateurs de Lire et Faire Lire ont constaté que le Pays Saint-Lois restait très en retrait, avec seulement 8 écoles et 21 bénévoles. D'où l'idée de mettre en place une association "Lire et faire lire dans le Pays saint-lois". Le secrétaire général de la Ligue de l'enseignement, fédération de la Manche, souligne en effet qu'"il n'est pas acceptable que des enfants arrivent en 6e sans savoir correctement lire et écrire." Transmettre le goût de la lecture aux plus jeunes est donc une façon de lutter contre la première cause d'exclusion : l'échec scolaire.

Contact : Lire et faire lire dans la Manche – 5 Bd de la Dollée à Saint-Lô – Tél 02 33 77 42 54
L'obésité : le nouveau mal de la société

L'accélération des rythmes de vie, la déstructuration des repas, le développement d'offres alimentaires individualisées, l'éclatement familial, la sédentarité sont autant d'éléments qui ont entraîné une modification de nos comportements alimentaires.
Désormais, chacun s'accorde à reconnaître que les problèmes de surpoids et d'obésité constituent un problème majeur de santé publique à tel point que l'on parle même d'épidémie mondiale.
La France, pays où l'alimentation fait partie de notre culture, se croyait à l'abri d'un tel risque. Pourtant aujourd'hui, plus de 20% de la population serait en surcharge pondérale et 10% de la population est obèse. Ce phénomène est encore plus important chez les enfants puisque le taux de surpoids des enfants de 9 à 11 ans est passé de 5,23% en 1980 à 16% en 2002.
Les familles sont les premières concernées puisque les habitudes alimentaires s'acquièrent et se vivent au sein de la cellule familiale. C'est pourquoi l'Union nationale des associations familiales consacre le dernier numéro de sa revue Réalités Familiales à ce nouveau mal de la société.
Dans ce numéro, médecins, psychologues, psychiatres, mais également des représentants du monde politique, associatif, agroalimentaire ont accepté d'apporter leur contribution pour permettre d'avoir une vision plus globale de la situation et apporter des réponses aux nombreuses questions que ces problèmes de surpoids soulèvent avec comme maîtres mots : la préventionb, la sensibilisation, l'information, la formation.

Réalités Familiales n° 77
Prix : 6,50 € + 2,65 € de port, à commander à
UNAF, service relations extérieures
28 Place St Georges – 75009 Paris
Tél 01 49 95 36 00
E-mail : realites.familiales@unaf.fr
Régularisation des enfants scolarisés sans papier : une nécessité prise en conscience

La mobilisation de nombreux parents et associations lors de l’annonce des menaces d’extradition d’enfants sans papier scolarisés en France a conduit le Ministre de l’Intérieur, M. Nicolas Sarkozy à assouplir très légèrement le dispositif actuellement en vigueur. L’union nationale des associations familiales prend acte de cette mesure de bon sens qui témoigne d’une prise de conscience de la part des pouvoirs publics. Néanmoins, pour l’UNAF, la mise en œuvre des différents critères retenus pour bénéficier d’une régularisation et l’examen au cas par cas de ces dossiers ne doivent pas déboucher sur le rejet de demandes pourtant légitimes. L’UNAF rappelle que le respect du droit de vivre en famille, garanti par la Constitution et les Conventions Internationales, ne saurait permettre l’expulsion d’enfants mineurs qui ignorent tout de la culture des pays d’origine de leurs parents.
UDAF de la Manche - Mentions légales- 08/11/2016

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