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les missions et les statuts de l'UDAF  Familles de la Manche La Mesure Judiciaire D'Aide à la Gestion du Budget Familiale

FAMILLES DE LA MANCHE, le journal trimestriel de l'UDAF

Journal de Mars 2007



Jean-Michel Jolly et Emile Lebourgeois ne sont plus

Jean-Michel Jolly
La Famille UDAF est en deuil

Il quittait tout juste l'armée où il avait fait carrière et s'installait à Gouville sur Mer. C'était en 1987.
Le temps de s'installer dans sa commune et naturellement, spontanément, il avait poussé la porte de l'UDAF pour proposer ses services. Il était arrivé avec son épouse, Yvonne, s'était assis dans le bureau de l'assistante du directeur et avait dit "Les gens nous ont tellement aidés quand nous en avions besoin. Aujourd'hui, c'est à notre tour d'aider les autres."
Il est entré à l'UDAF en juin 1990, a été vice-président pendant plusieurs années. Lorsqu'il y avait un dossier un peu épineux à défendre, il était toujours présent. Lorsqu'il était nécessaire de minuter le temps de parole d'intervenants au cours d'une assemblée générale, d'un colloque, il n'avait pas
son pareil pour abréger le propos de l'interlocuteur avec gentillesse… et efficacité. Ses avis avaient du poids au sein du conseil d'administration. Sa gentillesse et sa simplicité le rendaient abordable pour tous.
Désigné en tant que Personne Qualifiée pour siéger à la commission départementale des tutelles, pendant des années il a défendu avec ardeur les services de tutelle :
comme toujours, il songeait à l'aspect humain des choses, à l'ardente obligation de donner des moyens aux services spécialisés pour aider toutes ces familles ou personnes en grande difficulté, placées sous tutelle pour leur permettre de sortir la tête de l'eau et rester insérées dans la société.
Jean-Michel Jolly était un homme efficace, simple, jovial, humble et discret. Après l'avoir fréquenté à l'UDAF pendant 17 ans, de nombreux administrateurs présents à son inhumation ont découvert l'ampleur de ses activités municipales, associatives et autres.
Il était aussi un "meneur d'hommes", de ceux qui sont des chefs écoutés et suivis parce qu'ils savent où ils vont et sont capables de montrer la direction.
Jean-Michel Jolly est décédé le 8 mars. Il laissera un grand vide au sein du conseil d'administration de
l'UDAF. Il a atteint l'objectif qu'il s'était fixé et même au delà : il a aidé les autres, beaucoup, efficacement.
Merci, Ami !
Les administrateurs expriment à son épouse et à ses enfants leur affection et leur soutien.
Bernadette Desvages,
Présidente.

Emile Lebourgeois
La passion de l'action familiale

Emile Lebourgeois était un militant familial dans l'âme. Il vient de nous quitter, après une vie bien remplie. L'UDAF, et tout particulièrement la Fédération des Familles Rurales, garderont de lui le
souvenir d'un infatigable défenseur de l'intérêt des familles, d'un homme juste, droit et courageux.
Il était l'un des fondateurs des Familles Rurales. Il a conservé la motivation et les convictions de sa jeunesse tout au long de sa vie militante.
Celles qu'il avait en 1953, lorsqu'il a fondé, avec un groupe d'amis, l'association départementale des familles rurales :
"Nous voulions aménager le milieu rural, disait-il à l'occasion du 50e anniversaire de la Fédération, et faire pression pour une législation plus sociale. Mais il nous fallait d'abord nous regrouper pour pouvoir intervenir plus efficacement". C'était l'époque où tous ces jeunes enthousiastes n'hésitaient pas à prendre leur vélo, puis plus tard leur voiture, pour convaincre. "Pourtant, se souvenait encore récemment Emile Lebourgeois, on allait à contre-courant des convictions des gens, qui attendaient
putôt une participation de l'Etat, alors que nous refusions d'être des assistés".
Les permanences sociales sur les marchés, la création et la gestion de cantines scolaires, la création des ruches de vacances, l'organisation de clubs télévision, de réunions d'information sur des émissions télévisées, l'achat collectif de machines à laver, à tricoter ou d'aspirateurs… c'est cette équipe de pioniers qui a inventé tout cela pour facilier la vie des mères de famille, avec une idée précise
en tête : libérer du temps à celles-ci au profit de l'éducation de leurs enfants…
Au fil des années, les besoins ont naturellement changé. Emile Lebourgeois restait pourtant convaincu de la nécessité de dynamiser la vie associative en milieu rural, pour maintenir un
équilibre entre milieu rural et milieu urbain… Un objectif qui reste tout à fait d'actualité.
Tour à tour secrétaire, président puis simple membre de la fédération Familles Rurales, Emile Lebourgeois a aussi représenté cette fédération au sein du conseil d'administration de l'UDAF
pendant 19 années. Sa pugnacité, sa force de conviction, sa volonté ont apporté autant à l'UDAF qu'à son mouvement d'origine.
C'est pour tout ce temps, toute cette volonté, toutes ces initiatives au service des familles que l'ensemble du Mouvement Familial tient à dire merci à Emile Lebourgeois et à saluer sa mémoire.
Logement, politique familiale, pouvoir d'achat, La CSF interroge les candidats

La période est propice pour demander explications, éclaircissements, voire promesses aux candidats à l'élection présidentielle.
Le Confédération syndicale des familles a élaboré un volumineux dossier, dans lequel elle balaye tous les sujets importants pour les familles.
Orientation scolaire, modulation de l'allocation de rentrée scolaire, fiscalité, pouvoir d'achat, politique sociale, droit au logement… Chaque dossier est étayé d'observations sur l'existant, les difficultés rencontrées ; une revendication découle de la présentation faite.
Dans la Manche, la CSF a choisi d'évoquer plus particulièrement le problème des familles monoparentales, pour lesquelles elle demande l'instauration d'une allocation compensatrice. Ce qu'écrit la CSF :
Dans une société où le chômage est devenu un mal permanent qui ronge les familles et fait craindre de plus en plus pour l'avenir des enfants, c'est au sein des familles que se vit le plus de solidarité pour résister à la dégradation des conditions de vie.
Un million d'enfants grandissent aujourd'hui dans des familles pauvres en France.
Les difficultés d'emploi des parents jouent un rôle essentiel notamment pour les familles monoparentales, en partie du fait des problèmes de garde des jeunes enfants.
Le Secours Catholique souligne dans son rapport annuel 2005 la montée en puissance du nombre de familles monoparentales parmi les personnes en situation précaire accueillies.
La CSF et la Fédération syndicale des familles monoparentales enregistrent dans leurs permanences des situations très précaires, parfois dramatiques.
Les deux fédérations soulignent que le "reste à vivre" de ces familles, lorsque les dépenses incompressibles sont faites, constitue un véritable scandale.
Ceci exposé, Sachant que le versement des prestations familiales diminuent de plus de 50% le taux de pauvreté des familles, la CSF et la FSFM demandent l'instauration d'une allocation compensatrice sous critères de ressources pour les foyers monoparentaux pour atteindre un minimum garanti afin de préserver le niveau de vie des familles après une rupture conjugale.
Assemblée générale de Familles Rurales Manche

La fédération Familles Rurales de la Manche, présidée par Chantal-Marie CAMPOS, invite ses 38
associations à son assemblée générale le 27 avril 2006 à 19h00 au centre culturel à Saint-Lô.
Elle présentera son rapport d'activité, son rapport financier et son rapport d'orientation.
Familles Rurales met en place des actions et des services pour les familles afin d'améliorer la qualité
de vie en milieu rural. Les 2 700 adhérents (soit 12 000 bénéficiaires) peuvent profiter des services
concernant
- la petite enfance (crèche, halte-garderie, espacejeux, relais-assistantes-maternelles)
- les activités périscolaires (garderies périscolaires, cantines, aides aux devoirs)
- les centres de loisirs et les mini-séjours
- les activités culturelles et de loisirs enfants et adultes (danse, gym, musique, peinture…)
- les activités manuelles (art floral, ateliers créatifs…)
- la solidarité (solidarité transport)
- l'information (soirées-débats sur la parentalité, la sécurité routière….)
Pour plus de renseignements, pour connaître l'association la plus proche de chez vous, contacter la
Fédération Familles Rurales – 02 33 57 76 59
Trois "Clubs M'aide" dans la Manche - Face à l'isolement psychique : l'entraide

Un "Club M'aide" s'est ouvert à St-Lô en mars 2006.
Ce club est une initiative de l'UNAFAM (Union nationale des amis et des familles de malades
mentaux), association familiale dont le siège est dans le Nord Cotentin. Deux autres existent dans le
département, à Saint-Martin des Champs, près d'Avranches et à Cherbourg-Octeville.
Au Club M'aide de Saint-Lô, Yveline Malais-Lambert, présidente, constate avec satisfaction la réussite de
cette initiative. Deux jeunes salariés sont au service du club : Dorothée et Pierrick. Tous trois expliquent les objectifs et le fonctionnement du Club saint-lois.
Le Club est installé route de Villedieu. Il suffit de pousser la porte…
L'objectif du Club M'aide est de permettre aux personnes qui entrent de s'entraîder : des personnes
qui souffrent d'un malaise psychique, d'autres qui ont vécu ces difficultés et en sont sorties, d'autres
enfin qui se considèrent comme en bonne santé.
Le Club est un lieu d'accueil et de rencontre. A tous ceux et celles qui ouvrent la porte du local et
prennent contact avec les permanents ou les bénévoles, le Club demande d'adhérer et d'accepter
les règles de discrétion et de tolérance établies.
Cette adhésion donne à chacun un sentiment d'appartenance à un même groupe, en même temps
qu'un sentiment d'autonomie. C'est à partir de là que les personnes s'inventent des projets. Cultiver un
jardin, pratiquer un sport ou organiser une sortie au cinéma : tout est recevable, le rôle des permanents étant de soutenir la réalisation des projets.
La présidente le souligne : le rôle du Club n'est pas de faire de la prise en charge psychologique de la
personne, ni d'organiser des activités pour occuper les personnes adhérentes.
Reconnue d'utilité publique, l'association a été soutenue par les politiques à la suite de certains
évènements tragiques, comme ceux qui sont survenus à l'hôpital de Pau en 2004, ou au conseil
municipal de Nanterre.
Le Ministère de la Santé s'appuie sur ce type d'initiative pour venir en aide aux personnes atteintes d'un
mal-être psychologique. Et le financement des clubs est assuré en partie par l'Etat.

Club M'aide du Centre Manche
39 route de Villedieu
50000 – Saint-Lô
Tél 02 33 56 75 06
Club M'aide du Nord Cotentin
5 r Loysel
50100 CHERBOURG OCTEVILLE
Tél 02 33 02 05 11
Club M'aide du Sud Manche
3 r Prévostière
50300 SAINT MARTIN DES CHAMPS
02 33 48 23 51
Drogues : un problème de familles

L'UDAF propose une information aux parents

Les problèmes de drogue touchent les jeunes du département comme ceux de toute la France. Ce problème n'est pas un "problème de jeunes", mais un "problème de familles".
Dès 2005, l'UDAF a commencé à organiser des réunions d'information à l'intention des parents des élèves des collèges et lycées.
Après le centre Manche, l'action s'est portée cette année sur le nord du département.
La première réunion d'une série de quatre avait lieu à Valognes le 13 mars. Pour parler des conduites addictives, l'UDAF a invité le Docteur Catherine Durand, psychiatre responsable du département addictologie du Bon Sauveur, dans le Nord Cotentin et le Commandant Gérard Sauré, commandant de
police responsable de la sûreté départementale chargé des problèmes de trafics.
L'UDAF, grâce au concours des responsables des établissements scolaires, avait envoyé une invitation à tous les parents des élèves de collèges et lycées du secteur.
Une trentaine sont venus s'informer, ainsi que plusieurs enseignants et plusieurs élus (le conseiller général de Bricquebec, l'adjoint au maire de Valognes chargé des affaires sociales, ainsi que Mme Mouchel, adjointe au maire de Valognes chargée des affaires culturelles, qui connaît bien l'UDAF
puisqu'elle est une ancienne responsable d'association familiale).
La réunion était très animée. Le Docteur Durand et le Commandant Sauré se sont
relayés pour évoquer les aspects psychologiques du problème, mais aussi les problèmes de prévention, de répression… et les parents
et enseignants présents ont posé de nombreuses questions.
Mme Bernadette Desvages, présidente de l'UDAF, indiquait pour ouvrir la soirée que "nous sommes tous parents ou grands parents : nous pouvons tous être confrontés au problème de la drogue, que ce soit dans nos familles ou dans notre entourage. Pour certains, le sujet est tabou. D'autres souhaitent avoir des informations précises : à l'UDAF, nous pensons qu'il faut parler, informer, comprendre, pour mieux prévenir . "
Le Docteur Durand rappelle qu'il existe dans le département plusieurs points d'accueil, de consultation
ou d'accueil en milieu hospitalier.
Elle souligne que les parents peuvent solliciter ces centres de consultation pour obtenir avis et conseils,
en présence ou non de leur enfant.

Une société anxiogène

Pourquoi les adolescents sont-ils particulièrement touchés par ce problème ? "Les adolescents sont
fragiles, ils sont dans un moment difficile de leur vie.
Et c'est à cette période qu'ils rencontrent une offre de produits très variée."
Comme le Commandant Sauré, le Docteur Durand constate une forte augmentation de la consommation d'héroïne. "Malgré une répression plus efficace, dit le médecin, nous sommes confrontés à une arrivée très massive de produits de moins en moins chers. Nous avions l'idée d'adolescents très polarisés sur le cannabis et l'alcool. Nous les voyons accéder à l'héroïne de façon de plus en plus importante".
Il ressort aussi des interventions que la société anxiogène dans laquelle nous vivons facilite le développement de l'usage de l'héroïne, qui "calme, ne "défonce" pas forcément, et rend performant, dit le Docteur Durant : l'adolescent trouve dans la consommation d'héroïne une sorte d'anesthésie de son mal être, de son stress et de ses angoisses, en tout cas dans un premier temps."
La grande inquiétude du Docteur Durand est que chaque jeune venu consulter affirme que la
dépendance, ce n'est pas pour lui : ce sont toujours les autres qui ne savent pas réguler…
S'il est vrai qu'au début, la plupart des jeunes "gèrent" leur consommation, les choses se gâtent trop
souvent après. Les adolescents ont recours aux "produits de rue" (dont la composition est très
incertaine), et c'est ainsi que les centres spécialisés voient surgir des demandes de traitement de substitution (qui ne s'adressent qu'à l'héroïne, et pas au cannabis), pour des adolescents de plus en plus
jeunes.

Du pétard à la "défonce" : un risque non maîtrisé

Le Docteur Durand insiste sur ce problème, très actuel… peut-être en raison de l'augmentation de la
production d'héroïne venant d'Afganistan ?
Le Commandant constate qu'il y a de plus en plus de consommateurs, et qu'ils sont de plus en plus jeunes.
Le Docteur Durand abonde dans ce sens : en consultation, dit-elle, nous recevons des jeunes (parfois
avec leurs parents) qui viennent évaluer leur consommation : ils ont entre 11 et 13 ans…
Le Commandant Sauré souligne que la dépendance n'est pas le seul risque lié à la consommation de
drogues. Il évoque le risque de délinquance (la consommation, comme la revente, sont interdites : le
consommateur se met donc hors la loi) ; le risque de côtoyer des gens qui sont déjà dans la délinquance et vont mettre une pression importante sur les "clients" pour des questions d'argent, de trafic ; les risques d'absentéisme ou de chute des résultats scolaires…
Tous les jeunes qui ont consommé de la drogue nedeviennent pas toxicomanes, loin de là, mais les
risques annexes les concernent tous.

Pour permettre aux parents de bien comprendre, voire de détecter les premiers signes de consommation de drogues chez leurs enfants, le Commandant Sauré s'attache à expliquer les différents produits utilisés et les différentes méthodes de consommation, du pétard festif à la défonce. Il insiste aussi sur le fait que tous les produits illicites que se procurent les jeunes ont des compositions très variables (et naturellement pas affichées…), ce qui peut générer des dégâts importants.
Faut-il, pour éviter ces produits douteux, légaliser ou dépénaliser pour au moins contrôler la "qualité" des produits ? Les avis sont partagés.

Les questions qu'ils se posent

Parents, enseignants ou élus ont emmagasiné de nombreuses informations. Avant de repartir, ils
posent encore bien des questions.
Le Conseiller Général de Bricquebec demande au Commandant Sauré si les circuits de circulation sont
connus : "Nous n'arrivons pas à maîtriser la circulation de ces produits sur notre territoire" regrette-t-il.
Le commandant Sauré souligne que la provenance est connue :
80% du cannabis vient du Maroc ou des Pays Bas. L'héroïne vient d'Afganistan. Tous les stocks passent par la Turquie puis irriguent l'Europe, souvent à partir des Pays Bas (où les prix sont "dérisoires").
Comment détecter les premiers symptômes ?
Le Docteur Durand conseille de se poser, voire de poser la question sans tabou : "avant de chercher
des signes médicaux ou sociaux, il faut aborder la question ouvertement avec vos enfants."
Les troubles du sommeil, un absentéisme scolaire anormal, une modification du cercle de copains, l'évolution des résultats scolaires, des changements dans les loisirs peuvent être des motifs d'inquiétude
à une période d'adolescence qui se passe plus ou moins bien.
La légalisation du cannabis a-telle changé quelque chose aux Pays Bas ?
Le Commandant Sauré insiste sur le fait qu'il n'a pas été "légalisé" mais "dépénalisé" : les jeunes ont
donc le droit d'en consommer sans se mettre hors la loi, mais n'ont pas le droit d'en vendre. Il souligne en outre qu'il lui paraît risqué de se baser sur les expériences des autres pays, puisque chaque population réagit différemment, en fonction de son tempérament, de son histoire… Il ajoute enfin qu'à son avis personnel, la légalisation serait une erreur et la dépénalisation une hypocrisie.
Quelles séquelles pour ceux qui se droguent ? Le cannabis rend-il schizophrène, comme on l'entend dire parfois ?
Le Docteur Durand précise qu'il ne s'agit pas d'une généralité. Les personnes fragiles sont en effet
vulnérables. Tous les patients fragiles aggravent leur problématique à travers la consommation
de produits, même si, paradoxalement, ces personnes commencent parfois à consommer de la drogue pour se soigner seules du stress et de l'angoisse.
Comment limiter le stress des jeunes puisque c'est une des motivations premières du recours à la drogue ?
Sur ce point… personne dans la salle n'a de réponse toute faite. Il est vrai, souligne le Docteur Durand, que certains parents transmettent parfois beaucoup d'angoisse. C'est la raison pour laquelle il lui semble utile dans certaines situations de recevoir les parents seuls, pour les aider à voir clair dans ce qui se passe au niveau de la famille. Cette clarification suffit dans bien des cas à aider le jeune à aller mieux.
Les participants évoquent aussi à ce sujet une société où l'on veut des gens très performants, très
"stars"… mais très seuls. L'image de la réussite sportive par exemple dans les classes de sport/étude peut être dévastatrice pour le jeune qui échoue.
Comment faire pour arriver au sevrage en cas de dépendance avérée ?
Concernant le cannabis, la dépendance est psychologique principalement. Dans un premier temps, le service propose à l'intéressé un changement de méthode de consommation (concrètement, un ralentissement progressif), éventuellement accompagné d'une prescription d'anxiolytiques. Si ce sevrage progressif ne fonctionne pas, le service peut proposer un sevrage total.
Cependant, insiste le Docteur Durand, pour réussir, le jeune doit avoir une vraie motivation, parce
que c'est très dur de se désintoxiquer.
Si aucun changement notoire n'intervient dans la vie du jeune (électrochoc causé par un problème sérieux avec la loi, choix amoureux…), il est illusoire d'espérer arriver à un arrêt total.
Et parce que c'est très dur pour le jeune, le Docteur Durand insiste :
"la famille doit essayer de tenir, ne pas mettre le jeune dehors sauf cas particulier, quand l'équilibre familial est en danger. Par contre, la famille doit se faire aider et ne pas chercher à lutter seule."
Mme Durand ajoute encore qu'il est important pour la famille de parler du problème : le secret crée une chape de plomb, qui fait peser une pression supplémentaire sur le jeune.
D'autres questions ont encore été soulevées : d'où vient l'argent des jeunes ? Quelle durée pour un
sevrage ? Quel lien entre la consommation de tabac et de drogue ? Les parents et enseignants présents ne sont pas repartis avec des réponses toutes faites, mais avec des informations, des connaissances nouvelles… et la certitude que, en effet, la toxicomanie n'est pas seulement un problème de jeunes, mais aussi un problème de familles, et un problème de société.
Les prochaines réunions auront lieu à Martinvast, le 17 avril et à Urville-Nacqueville, le 5 juin.
Informations à l'UDAF
(02 33 57 92 25).
Des numéros utiles :
Drogues info service :
0 800 23 13 13
Ecoute Cannabis :
0 811 91 20 20
Ecoute alcool :
0 811 91 30 30
Sur internet :
www.drogues.gouv.fr
Téléthon 2006, fraternité et vérité

Le site Internet de l’évêché du Var a formulé des critiques à l’encontre de recherches financées par le Téléthon ; des médias ont cru y discerner un manque de charité des Chrétiens ; l’Association Française contre les Myopathies a répondu en indiquant soutenir « toutes les pistes thérapeutiques ».
Dans ce contexte, la Confédération nationale des Associations Familiales Catholiques réaffirme ses propos :
Le Téléthon est chaque année une des manifestations de l’élan fraternel et collectif dont sont capables les Français.
La CNAFC se réjouit de ces manifestations du meilleur de l’homme : le souci des plus fragiles et la valeur de leur existence, la culture du don. C’est cette valeur et cette culture qui sont la racine et le moteur de l’action solidaire des Associations Familiales Catholiques.
La CNAFC, pleine de gratitude envers les chercheurs, les appelle à approfondir leur vocation au service de la vie.
Elle leur demande de ne pas trier les embryons et de ne pas supprimer ceux dont ils douteraient de la valeur. La CNAFC rappelle qu’elle ne partage pas un certain nombre des choix éthiques effectués par les organisateurs du Téléthon.
Elle demande que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu’ils soutiennent, en tenant compte des conséquences sur l’embryon. Et plus généralement, elle souhaite une plus grande transparence financière dans l’affectation des fonds aux différents programmes de recherche.
Elle souhaite par ailleurs attirer l’attention sur des recherches moins aidées par la télévision et les pouvoirs publics – recherches essentielles menées avec un souci radical de l’éthique.
A Saint-Lô en avril et à Cherbourg en juin, Une bourse aux vêtements d'été

A Saint-Lô
La prochaine bourse d’été de l'association familiale saint-loise
se tiendra en avril prochain. Les acheteurs y trouveront
imperméables, blousons d’été, ensembles légers, chemisiers,
tee-shirts, pulls fins, pantalons légers, pantacourts pour les
femmes.
Des articles de layette et des vêtements pour enfants seront
aussi proposés, ainsi que chemises, tee-shirts, pantalons
pour hommes et jeans clairs, shorts ou bermudas.
La bourse se tiendra à la Salle Salvador Allende (salle des
Fêtes), rue Saint Thomas à Saint-Lô.
Dépôt : Lundi 16 avril de 10H00 à 17H30
Vente : Mardi 17 avril de 9H00 à 17H30
Mercredi 18 avril de 10H00 à 17H30
Reprise : Jeudi 19 avril de 13H00 à 17H30

A Cherbourg
Pour cause d'élections, la salle ne sera pas libre aux dates
prévues initialement. Les prochaines bourses de printemps et
de puériculture auront donc lieu ensemble,
Samedi 9 juin de 14H à 19H
Dimanche 10 juin, de 11H à 16H30
A la salle Chantereyne (au dessus de la patinoire), à
Cherbourg.
Renseignements et inscriptions le jeudi 24 mai de 14H
à 18H au local AFAC, parking La Fontaine à Cherbourg.
Classes de 4ème et 3ème, Les MFR proposent un parcours différent

L'enseignement agricole accueille 34700 élèves dans les classes de 4e/3e. Les MFR, en pratiquant la pédagogie de l'alternance, proposent aux jeunes de 14 à 16 ans, qui n'ont pas forcément déterminé leur orientation, un parcours original centré sur la motivation.
Un suivi individualisé. Les jeunes sont suivis et accompagnés par une petite équipe de formateurs. Les
jeunes testent leurs goûts et leurs aptitudes grâce aux différents stages qu'ils conduisent en entreprises.
Petit à petit, ils apprennent à se connaître, prennent confiance en eux et peuvent choisir une orientation en fin de 3e.
Des parents engagés. Les parents recherchent des lieux de stage avec leur enfant. Ils s'intéressent et discutent avec lui de ce qu'il vit en stage. Ils participent aux différentes réunions organisées à la MFR. Ils nouent des relations avec les moniteurs responsables.
Un climat éducatif. Les jeunes sont intégrés dans un groupe. Ils apprennent à vivre avec les autres notamment pendant le temps consacré à la vie résidentielle. L'internat permet d'apprendre la solidarité et la responsabilité.
Une formation par étape. Les jeunes sont engagés dans un par¬cours de formation, ils réfléchissent à leur orientation, aidés par les stages, et se projettent dans l'avenir.
L'objectif en 4ème / 3ème est de mieux se connaître pour envisager un parcours de formation à sa mesure. A l'issue de la 3ème les jeunes ont le choix entre la voie professionnelle (CAP(A), BEP(A), Bac professionnel…) et la voie générale et technologique avec l'entrée en classe de Seconde.
Plan petite enfance, un effort significatif pour les familles

Le Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille a présenté le Plan petite enfance élaboré à la demande du Premier Ministre.
Ce plan prévoit notamment de créer 12 000 places de crèche par an sur cinq ans, d'augmenter de 60 000 le nombre d'assistantes maternelles. Il prévoit également l'assouplissement de la réglementation relative à la création de structures d'accueil de la petite enfance.
L'Union nationale des associations familiales prend acte avec satisfaction de l'effort important consenti par le Gouvernement pour améliorer l'offre et la diversité des modes d'accueil de la petite enfance : en effet, 82% des femmes de 24 à 49 ans ont une activité professionnelle et pour 240 000 enfants de moins de 3 ans, les parents n'ont pas de solution de garde répondant effectivement à leurs
besoins. En outre, la pénurie de personnels qualifiés est un frein à la création de structures d'accueil.
L'UNAF rappelle que si le taux de natalité en France est l'un des plus élevés d'Europe (807 000 naissances en 2005, 729 000 en 1995), c'est bien parce qu'elle a su se doter, en particulier depuis la
dernière décennie, d'une politique familiale audacieuse permettant aux jeunes familles de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.
L'UNAF insiste sur la nécessité de veiller à ce que la montée en puissance des capacités d'accueil des jeunes enfants soit toujours assortie d'une garantie de qualité et de professionnalisme : la confiance des familles dans ces dispositifs est une condition sine qua non de leur efficience.
Concernant l'assouplissement du congé maternité, l'UNAF attire l'attention sur le fait que le congé parental relève de l'assurance maladie et répond à des impératifs de santé publique pour la mère comme pour l'enfant. Il ne doit donc pas être considéré comme un mode de garde alternatif ou modulable.
JUMEAUX et PLUS 50 - Une permanence et des achats groupés

L’assemblée Générale de l’Association Jumeaux et Plus 50 a eu lieu au mois de janvier. La nouvelle présidente de l'association est Madame Isabelle Adam. Elle sera entourée au bureau de l'association de Madame Muriel Frémy, Secrétaire, et de Madame Fabienne Dominici, Trésorière.
Les membres actifs de l'association sont bénévoles et parents de multiples. L’association a pour objet d’alléger le budget d’une naissance multiple en proposant de nombreux produits à prix réduit (lait, petits pots, couches, matériel de puériculture etc….).
L'association propose également à ses adhérents une aide morale par l’intermédiaire de sa permanence téléphonique et des rencontres entre familles de multiples qu'elle organise.
Contact :
02 33 22 53 37 -
e.mail : asso.jum50-president@orange.fr
02 33 95 01 12 - e.mail : jum50@wanadoo.fr
Pour rire un peu… Evolution de l'enseignement : On n'arrête pas le progrès !

Enseignement de 1960 :
Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5e du prix de vente. Quel est son bénéfice ?

Enseignement de 1970 :
Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5e du prix de vente, c'est-à-dire 80 francs. Quel est son bénéfice ?

Enseignement moderne, 1970 – Réforme :
Un paysan échange un ensemble "P" de pommes de terre contre un ensemble "M" de pièces de monnaie. Le cardinal de l'ensemble "M" est égal à 100 et chaque élément sigma de "M" vaut 1 franc. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble "M". L'ensemble "F" des frais de production comprend 20 gros points de moins que l'ensemble "M". Représente "F" comme un sous-ensemble de "M" et donne la réponse à la question : "Quel est le cardinal de l'ensemble "B" des bénéfices (à dessiner en rouge) ?"

Enseignement rénové, 1980 :
Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 francs. Les frais de production s'élèvent à 80 francs et le bénéfice est de 20 francs. Devoir : souligne les mots "pommes de terre" et discutes-en avec ton voisin.

Enseignement, réforme 1990 :
Un peizan kapitalist privilégié sanrichi injustement de 20 francs sur un sac de patat. Analiz le tesks et recherche les fote de contenu de gramere d'ortograf de ponktuacion et ensuite di se ke tu panse de cete maniaire de s'anrichir.

Enseignement assisté par ordinateur, 2004 :
Un producteur de l'espace agricole câblé sur ADSL consulte en conversationnel une data bank qui display le day-rate de la patate. Il load son progiciel SAP/R3 de computation fiable et détermine le cash flow sur écran pitch 0,25 mm Energy star. Dessine-moi avec ton mulot le contour 3D du sac de pommes de terre puis logue-toi au réseau Arpanot (Deep Blue Potatoes). Via le SDH boucle 4.5. extraire de MIE le graphe des patates. Devoir : respecte-t-il la norme ANSI, ISO, EIAN, CCITT, AAL ?

Enseignement de l'an 2020 :
Qu'est-ce qu'un paysan ?

Source : La Propriété privée rurale n° 354
Assemblée générale en juin

L'assemblée générale de la FAVEC de la Manche (association des conjoints survivants) aura lieu le
samedi 2 juin prochain à 14H30, à l'Espace Jeunes, Quartier Claire Fontaine, 162 rue Régis Messac à
Coutances.
Les buts de cette association sont d'accueillir, d'informer, de défendre les veuves, veufs et orphelins
du département.
Elle tient aussi à informer les couples, car "çà n'arrive pas qu'aux autres".
La Présidente,
Monique Breuilly
06 83 89 61 61
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