Association de l’UDAF
Familles rurales Manche

Retour sur 65 ans d'histoire

1953-2018 :  Créee dans les années 50, par Emile lebourgeois, dans le but d’améliorer les conditions de vie  dans les campagnes, l’association sera à l’origine de nombreux services à destination des familles. 

 

La naissance dans la manche.

En 1953, Emile Lebourgeois, agriculteur à  la Lucerne,  décide   avec un groupe d’amis dont certains issus de la JAC (Jeunesse agricole Chrétienne),  de se regrouper et de fonder   l’association départementale de la famille rurale, afin  de faire pression pour une législation plus sociale pour les familles du monde rural. Emile Lebourgeois et ses compagnons veulent également aménager le milieu rural en apportant des services aux familles, afin d’améliorer les conditions de vie dans les campagnes, « laissées pour compte »

Les pionniers de l’association familles rurales

Très vite, un permanent, Louis Lebarbier, est embauché. Ce dernier et une douzaine de jeunes gens bien déterminés, sillonnent le département à pied, en vélo,   malgré des moyens financiers très faible et un monde rural pas toujours disposé à aller de l’avant et qui se méfiait des nouvelles lois sociales. Mais à force de patience, et de pugnacité, en quelques années une trentaine d’associations familles rurales rejoignent la fédération.  «  On refusait le paternalisme, on se prenait en charge » témoignera quelques années  plus tard, Emile lebourgois. « L’intérêt de nos associations c’est que les familles peuvent œuvrer en groupe. Isolée la famille ne peut rien ».

1957 : Naissance des ruches de vacances, des clubs féminins…
Le mouvement se structure, et rejoint l’UDAF.  

Plusieurs idées voient le jour, dont certaines à contre-courant pour l’époque: Les permanences sociales sur les marchés, ou  la création des ruches de vacances, dès 1957,  sorte de colonies organisées sur place dans les villages  pour permettre aux enfants du monde rural l’accession aux loisirs et de bénéficier d’activités habituellement réservées à ceux qui habitent en ville. Ce sera aussi  la création de cantines scolaires  dans les villages, ( dans les années 50, les cantines n’existent pas en milieu rural) et la mise en place de circuit de ramassage des élèves. L’école est un sujet qui préoccupera dès ses débuts  l’association familiale, qui ne cessera de militer pour le maintien des écoles et l’ouverture de classe maternelle en milieu rural.

L’amélioration de la qualité de vie en point de mire.

L’association participera activement à l’amélioration de la qualité de vie en milieu rural, en proposant des nombreux services à destination des familles. On se regroupe à plusieurs pour acheter un machine à laver qu’on transporte de village en village sur des chariots pour permettre aux mères de familles de diminuer leur tâche ménagère. Les prêts d’aspirateur, de machines à tricoter, de télévision, se multiplient  dans cette volonté permanente de ne pas laisser le monde rural comme laissé pour compte. Les initiatives locales naissent de tous les côtés. Fêtes inter-villages, bourse aux jouets et aux vêtements . Les familles se regroupent et se prennent en main pour assurer leur bien-être et la vitalité dans leur campagne.

Naissance des clubs féminins : Donner aux femmes « un temps » pour elles!

La place des femmes a été dès  le début une des préoccupations majeures de Familles rurales. Dès les années 50, l’association se soucie  du sujet ;  libérer la femme des contraintes ménagères qui pèsent sur son existence. En1958,  les premiers clubs féminins font leurs apparitions. On y apprend  les activités artistiques, la peinture sur soie… Les femmes ont enfin un temps pour elle, et se familiarisent avec des nouvelles activités loin de la ferme et des taches agricoles. Les femmes s’investissent de plus en plus, y compris dans les conseils municipaux.  Des formations sont organisées dans ce sens  pour faire entendre la voix des femmes auprès des pouvoirs publics.

 

 

1968- vent de contestation 

Une contestation qui a du mal parfois à être comprise. Les familles rurales se sentant parfois exclues du débat et bien loin des préoccupations du monde urbain. La fédération qui a toujours su évoluer avec les changements de la société mettra en place des réunions  d’information et de débats pour aider les familles à s’y retrouver.

1970- la solidarité au service du Troisième âge.

Le vieillissement de la population devient une préoccupation majeure de l’association, dans un département qui fait face à cette problématique. Comment rompre l’isolement de personnes âgées en milieu rural ?

Le premier club du 3 ême âge voit le jour à Saint–Pair sous l’impulsion d’Henri levillayer. D’autres suivront, les anciens sortent de leur isolement, et se rassemblent dans le cadre de voyages, de promenades organisées, dans le cadre de partie de cartes, de manifestations culturelles ;  la solidarité devient l’étendard du troisième âge.  Un service de « solidarité » transport se met en place pour  aider le déplacement des personnes isolées  et aider aussi au maintien à domicile de personnes malades, qui ne peuvent se déplacer. L’aide-ménagère est proposée aux personnes âgées. L’association estime qu’en 1970, 50% des retraités en milieu rural n’avait pas plus de 10 Francs (1,50 Euros) pour vivre. « Nous avons un travail important pour aider matériellement et moralement les familles », déclarera le président Maurice Lebariller, de condé sur vire, qui succédera en 1974 à pierre FAUVEL.

Dans les années 80, pour aider au désenclavement des campagnes de plus en plus abandonnés des services publics ; un système de co-voiturage verra le jour.

1980- les jeunes familles : familles de demain

Familles rurales mettra en place des services de baby-sitting, des garderies, des crèches, toujours dans le cadre de la solidarité, et pour aider au désenclavement des campagnes de plus en plus privé des services publics.

1990-2018 : De nouvelles orientations

Dans les années 90, les besoins ne sont plus les même qu’auparavant, l’association s’oriente de plus en plus vers les activités de loisirs ou les clubs de loisirs. L’association continue toutefois à militer, pour maintenir l’équilibre entre milieu rural, et urbain, pour que les services soient maintenus quitte à les assurer elle-même (transport scolaire, solidarité transport, crèche, garderie etc..).

En 1993, famille rurale se mettra au pluriel, et devient Familles rurales. En 2003, elle célèbre son cinquantième anniversaire.

 

En 2018, familles rurales manche  regroupe près de 3000 adherents.

Familles Rurales Fédération Départementale de la Manche

680 rue Henri Dunant

50 000 SAINT LO

Tél : 02 33 57 76 59