Les grands-parents ont une place déterminante dans la famille : 17 000 familles témoignent

Les grands-parents ont une place déterminante dans la famille : 17 000 familles témoignent

La crise sanitaire et le confinement ont interrogé, avec une gravité particulière, notre société sur les liens familiaux intergénérationnels. Aujourd’hui, la phase de déconfinement progressif met à l’épreuve les familles qui se trouvent toujours éloignées des grands-parents. Si cette enquête de l’observatoire des familles de l’Unaf et du réseau des Udaf, en partenariat avec la Cnaf, a été réalisée auprès des parents avant la crise, elle donne des repères précieux sur l’ampleur, l’importance, le sens donnés à ces liens avec les grands-parents.
Des liens précieux, souvent indispensables

 Les moments partagés entre enfants et grands-parents jugés nécessaires
Pour les 2/3 des parents, ce sont les moments partagés entre grands-parents et petits-enfants qui sont prioritaires, bien avant la transmission d’une expérience ou d’une mémoire familiale. Cette forte attente se heurte aux réalités : plus d’1/3 de leurs répondants pensent que leurs enfants souhaiteraient davantage de relations avec leurs grands-parents. L’éloignement géographique, le manque de disponibilité et la mésentente, créent des obstacles à ces relations.
Les technologies numériques omniprésentes aujourd’hui sont encore peu utilisées dans les relations enfants/ grands-parents, sauf lorsque les relations sont déjà assez fortes. De façon générale, les grands-parents maternels sont davantage sollicités que les grands-parents paternels : le lien avec la lignée paternelle – structurellement plus fragile – est particulièrement menacé lorsque le parent est isolé.
L’aide indispensable des grands-parents
Autre dimension importante des relations avec les grands-parents : les solidarités.
La moitié des parents répondants ont bénéficié d’aides financières de la part des grands-parents. Cette solidarité financière s’adapte aux besoins des familles mais aussi aux moyens des grands-parents : elle est plus fréquente pour les familles monoparentales et moins fréquente lorsque les parents appartiennent à une fratrie plus nombreuse. Ces aides sont surtout indispensables pour faire face aux dépenses de logement : accession à la propriété ou dépenses de loyers.
Les aides prennent aussi la forme de services : ¾ des parents interrogés en ont bénéficié. La garde des enfants est – de loin – la forme principale d’aide. Surtout, elle est vécue comme « indispensable » en particulier en cas de maladie de l’enfant, le mercredi et le soir après l’école.

Une aide qui doit être reconnue pour ne pas être davantage fragilisée
Encore limitées aux raisons familiales impérieuses, les retrouvailles avec les grands-parents sont, pourcertaines familles, encore empêchées. La crise sanitaire a créé des distances inédites révélant toutel’importance des liens affectifs et des solidarités concrètes qui lient les familles avec les grandsparents.Outre les liens affectifs, les aînés apportent des aides indispensables aux familles, auquotidien et pour passer des caps difficiles (prêt, logement, garde d’enfant…). En creux, on comprendla difficulté accrue pour les familles qui ne peuvent pas bénéficier de ces soutiens du fait de laséparation, de l’éloignement, de l’activité professionnelle, de la maladie ou du décès.

A plus long terme, l’Unaf alerte sur l’importance et la fragilité de ces solidarités informelles quiméritent d’être mieux connues pour être préservées : l’allongement de la durée d’activité professionnelle ou la sollicitation plus forte des jeunes retraités comme « aidants » de leurs propresparents peuvent par exemple affaiblir ces solidarités. Ces réalités très concrètes devront être prises encompte dans les réflexions à venir, tant pour les politiques du grand âge que pour les politiques
familiales.

Quelques chiffres

 

·       1/3 des parents pensent que leurs enfants aimeraient voir leurs grands-parents plus souvent.

 

·       2/3 des parents interrogés attendent des grands-parents qu’ils passent simplement du temps avec leurs petits-enfants et créent des liens avec eux.

 

·       3/4 des parents ont bénéficié de service de la part des grands parents.

 

·       50% des parents interrogés ont reçu une aide financière des grands-parents.

 

·       56% des répondants attribuent une place importante aux grands-parents maternels dans l’éducation de leurs enfants.

 

·       374-1 c’est l’article du Code civil qui énonce
le droit de l’enfant d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants.

 

Retrouvez cette étude de l’Observatoire des famillessur le site de l’Unaf / Rubrique Etudes nationales :
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Crise sociale : Il est urgent de plafonner les frais d’incidents bancaires pour tous les consommateurs

Crise sociale : Il est urgent de plafonner les frais d’incidents bancaires pour tous les consommateurs

Il y a 3 ans, nous avons fait éclater le scandale des frais d’incidents bancaires abusifs, depuis le droit des consommateurs n’avance que lentement. Si la crise des gilets jaunes a permis de premières avancées, l’urgence sociale liée à la crise sanitaire actuelle justifie une accélération du processus. Pour l’Unaf, la proposition de loi programmée fin mai au Sénat sur l’encadrement des frais d’incidents bancaires doit constituer une opportunité décisive pour permettre enfin une tarification responsable des banques pour tous les consommateurs.

Décryptage d’une tentative avortée au Sénat
Le 5 mai dernier, le Sénat a adopté un nouvel article dans la loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire, pour exonérer certains publics des frais d’incidents bancaires pendant la période d’état d’urgence sanitaire. L’Unaf salue cette initiative même si elle ne protège qu’une catégorie de publics et qu’elle est, par construction, temporaire. Malheureusement, lors du passage à l’Assemblée nationale, les députés ont supprimé cet article considéré comme un cavalier législatif. La réaction du gouvernement a été intéressante car il a précisé par la voix du Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran : « … je suis d’accord avec vous pour dire que l’on peut et doit faire mieux. Il nous faudra donc aller plus loin. Le ministère de l’économie et des finances est prêt à enrichir le dispositif actuel, sur le fondement des propositions qui lui seront faites et auxquelles plusieurs parlementaires travaillent activement, afin de pouvoir rapidement tenir compte des éléments soulignés dans l’article. »

Le problème des frais bancaires abusifs reste entier
Censés prévenir les clients « dans le rouge », ces frais, prélevés en cas de dépassement du découvert autorisé, sont pourtant facturés en cascade et de façon automatisée (12€ la lettre, jusqu’à 50€ le frais de rejet de chèque…). Au lieu d’aider les clients, ces frais aggravent les situations : ils génèrent en fait un véritable appauvrissement de tous ceux qui traversent, de façon ponctuelle ou structurelle, des difficultés financières.
Pour faire face à l’urgence sociale liée à la crise sanitaire, qui concerne des millions de familles de toutes catégories sociales, les aides publiques versées aux ménages risquent donc de s’évaporer en frais d’incidents bancaires, n’atteignant pas leurs objectifs : préserver le pouvoir d’achat et redonner confiance aux familles.

 

8 millions de consommateurs subissent toujours ces frais abusifs
L’Unaf ne veut pas interdire ces frais en tant que tels, mais dénonce ces frais, parfois qualifiés de « thermomètres » qui donnent eux-mêmes de la fièvre !
Les annonces faites le 11 mai, pour soi-disant « protéger rapidement toutes les victimes de la crise qui n’étaient jusqu’alors pas considérées en fragilité financière » laisse entendre que le dispositif actuel de plafonnement va une fois de plus évoluer. Or, selon les chiffres de la Banque de France , celui-ci n’a protégé que 1 million de clients sur les 3,3 millions de clients éligibles. Dans le même temps, ce sont 8 millions de clients qui paient tous les mois de l’année des frais d’incidents ! Ce dispositif rate donc doublement sa cible : il ne protège qu’une partie de ceux qu’il est censé protéger, et il ne protège pas non plus tous ceux qui ne rentrent pas dans les critères d’éligibilité. Pour l’Unaf, il est donc illusoire d’attendre un réel progrès pour les consommateurs en recyclant ce dispositif mal conçu, illisible, et surtout inefficace.

Il est maintenant nécessaire de légiférer pour une tarification responsable
Fin mai vient en débat au Sénat une proposition de loi visant à rendre effectif et à renforcer le plafonnement des frais bancaires, le Gouvernement a donc le véhicule législatif pour réguler et intervenir sur cette bombe à retardement des frais d’incidents que l’Unaf, association de consommateurs, et le magazine « 60 millions » dénoncent depuis des années .

La loi Lagarde encadrant le crédit renouvelable a démontré en 2010 qu’il était possible, par la loi, de réguler progressivement des produits « toxiques », réduire drastiquement le surendettement, tout en limitant les impacts pour les acteurs économiques. Après l’instauration d’un crédit responsable, et dans une période qui s’annonce particulièrement difficile pour l’emploi et le budget des familles, l’Unaf appelle désormais le Gouvernement et les parlementaires à montrer aux banques la voie d’une tarification responsable, qui protégerait l’ensemble des clients sans attendre leur appauvrissement.

( source Unaf)

L’Unaf, association de consommateurs, mobilisée sur la question des masques

L’Unaf, association de consommateurs, mobilisée sur la question des masques

Un décret a été publié le 3 mai au Journal officiel ; il règlemente le prix des masques à usage unique et met en place un suivi des prix des masques « grand public ». L’Unaf, association de consommateurs, est mobilisée sur cette question. Elle invite les familles à faire remonter à l’Unaf (eco@unaf.fr) les difficultés rencontrées (prix, qualité déficiente des masques, approvisionnement…) qu’elle répercutera auprès de la DGCCRF. 

L’Unaf précise qu’un décret a été publié le 3 mai au Journal officiel ; il règlemente le prix des masques à usage unique et met en place un suivi des prix des masques « grand public ».

Le prix maximum de vente aux consommateurs des masques à usage unique (de type chirurgical) est donc fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises par unité, et ce peu importe le canal de distribution. A noter que ce prix n’inclut pas les éventuels frais de livraison. Le prix de vente en gros destinée à la revente de ces masques ne peut, quant à lui, pas excéder 80 centimes d’euros hors taxes par unité.

Pour les masques « grand public » en textile, un prix maximum unique n’a en revanche pas été fixé par le Gouvernement. Toutefois, la DGCCRF ’« communiquera régulièrement sur des fourchettes de prix pratiqués dans les réseaux de distribution sur les masques « grand public » afin de fournir de façon transparente aux consommateurs une information sur les prix habituels de ces produits ». Des enquêtes seront également diligentées chez les fabricants, importateurs et distributeurs.

En matière d’approvisionnement, les masques « chirurgicaux » semblent disponibles depuis le 4 mai aux caisses ou à l’accueil des supermarchés, ce qui suscite d’ailleurs la polémique du côté des soignants. En revanche, nous ne disposons pas à ce stade d’information précise de la part des distributeurs sur la date d’approvisionnement en masques « textile » qui ont un grand avantage par rapport aux masques chirurgicaux : leur coût unitaire (entre 16 et 50 centimes par utilisation, hors coûts de lavage/séchage/repassage). Les pharmacies et bureaux de tabac sont également habilités à vendre des masques.

D’autres circuits sont également disponibles pour se procurer des masques, mais de manière ponctuelle :

→les employeurs ne pouvant assurer une distanciation physique sur le lieu de travail habituel doivent en fournir, à partir du 11 mai, aux salariés reprenant une activité
→les collectivités territoriales (mairies, métropoles, communautés de commune) ont souvent commandé des masques mais décident elles-mêmes des critères et des modalités de distribution gratuite
→les masques prescrits par des professionnels de santé (pour les malades ou personnes vulnérables) sont pris en charge par la Sécurité sociale.

Reste toujours la solution « maison » de se confectionner soi-même un masque en textile ou via des associations qui organisent des ateliers, solution qui ne revient pas forcément plus chère que de se le procurer en supermarché, même en comptant un éventuel coût de main d’œuvre.

 

Guide pour les parents séparés en periode de confinement

un guide pour les parents séparés, en periode de confinement 

Quels conséquences sur les droits parentaux, pensions alimentaires etc.. Retrouvez des réponses à ces questions dans ce guide à l’initiative de l’UDAF 35. 

 

 

Aide exceptionnelle de solidarité pour les familles les plus en difficulté

Communiqué : Aide exceptionnelle de solidarité pour les familles les plus en difficulté : un geste d’urgence bienvenu

 

L’Unaf salue la mesure d’aide d’urgence, destinée aux allocataires du RSA et aux parents bénéficiaires des aides au logement, pour les aider à faire face à leurs achats de première nécessité, particulièrement leurs frais d’alimentation, dans un contexte de fermeture des cantines.

Cette aide tient compte du nombre d’enfants (100 euros par enfant pour les parents bénéficiaires du RSA ou seulement des APL) : c’est une nouveauté, alors que les mesures prises depuis plusieurs années en matière sociale et fiscale ne tenaient que très rarement compte de la charge d’enfant. Cette approche « familialisée » est bienvenue dans un contexte de crise où de nombreuses familles rencontrent des difficultés pour assumer leurs charges liées à la présence d’enfants (alimentation, équipement numérique lié à l’école à la maison, etc.).

Des collectivités locales se sont également engagées, par exemple pour compenser les surcoûts supportés par les familles pour les achats alimentaires alors qu’elles bénéficiaient jusqu’à présent de tarifs sociaux pour la restauration scolaire. L’Unaf encourage le plus grand nombre des collectivités à venir compléter cette aide exceptionnelle décidée par le gouvernement. Les collectivités pourraient étendre les aides, au-delà des seules familles allocataires du RSA ou des APL, par exemple aux familles bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire. Ce serait d’autant plus pertinent que l’appréciation des ressources par les CAF se fait avec un décalage dans le temps. Certaines familles ont subi des pertes importantes de ressources du fait de la crise (chômage partiel, arrêt de travail), et ainsi basculé dans la pauvreté sans que les CAF puissent en tenir compte.

Enfin, l’Unaf souligne qu’un très grand nombre de familles sont et seront impactées par la crise économique. Au-delà de l’urgence, il sera nécessaire d’apporter des garanties pérennes de soutien à l’ensemble des parents.

Mesures Covid19 : Le paiement en espèces est vital pour les personnes vulnérables

Communiqué : Mesures Covid19 : Le paiement en espèces est vital pour les personnes vulnérables

L’interfédération PJM (FNAT, Unaf, Unapei), dont les réseaux d’associations sont mobilisés aux côtés des personnes bénéficiant de mesures de protection (tutelle et curatelle), interpelle les pouvoirs publics et les acteurs économiques pour assurer un service minimum aux personnes vulnérables.

 

5% de la population n’a pas de carte bancaire

Depuis le début du confinement, de plus en plus de commerçants refusent le paiement en espèces et les agences bancaires ferment leurs guichets les unes après les autres. Les nécessaires mesures de lutte contre la propagation du virus ne doivent pas faire oublier que 5% de nos concitoyens n’ont pas de carte de paiement, ni de carte de retrait. Ils ne peuvent régler leurs achats qu’en espèces et ont besoin d’avoir accès à un guichet pour retirer de l’argent.

 

Des dizaines de milliers de majeurs protégés ne peuvent plus faire leurs courses

Un grand nombre de majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique sont dans ce cas de figure et ne peuvent plus ni retirer des espèces, ni subvenir à leurs besoins de base (alimentation, produits d’hygiène…). Cette situation les met donc en grande difficulté, à un moment où ils sont particulièrement touchés par le confinement. En effet, beaucoup d’entre eux sont isolés, handicapés ou âgés, souffrant de troubles psychiques…

 

Le paiement en espèces est une nécessité absolue pour les personnes vulnérables

L’interfédération PJM (FNAT, Unaf et Unapei) a déjà saisi en urgence la Direction du Trésor, la DGCCRF, l’ACPR, le Ministère des Solidarités et de la Santé, le Ministère de la Justice, ainsi que le Défenseur des Droits, pour les alerter de la situation. En attendant, une réponse ferme et protectrice de nos concitoyens, c’est directement aux commerçants et aux réseaux bancaires que nous nous adressons pour qu’ils acceptent les paiements en espèces et maintiennent leurs services, dans le respect de la loi [1] et des mesures liées à l’état d’urgence sanitaire.

 

Nos réseaux d’associations s’organisent, dans des conditions difficiles, sur tout le territoire afin de pouvoir assurer la continuité de leurs services. Ils ont besoin du soutien des pouvoirs publics et des acteurs économiques pour assurer la mission de protection des majeurs vulnérables qui leur est confiée.

 

[1] Le refus de paiement en espèces est contraire à la loi et puni d’une contravention de deuxième classe (article R. 642-3 du code pénal)

 

 

 

A propos de la FNAT – Fédération nationale des associations tutélaires :

La FNAT est une Association Loi 1901, qui fédère plus de 120 Associations et Services mandataires judiciaires à la protection des majeurs (SMJPM), sur l’ensemble du territoire national, qui totalisent plus de 120 000 mesures de protection (sauvegarde de justice, tutelle et curatelle).

Fondée en 1982, elle intervient exclusivement sur la protection juridique des personnes vulnérables. Force de proposition et interlocuteur privilégié des pouvoirs publics sur les questions de la Protection Juridique, la FNAT représente et défend les intérêts des services MJPM auprès des Ministères compétents (Justice et Affaires Sociales) et des autres acteurs du secteur.

Elle œuvre pour accompagner les professionnels des services MJPM, développer la connaissance et la reconnaissance du métier et à renforcer les bonnes pratiques ainsi qu’une Ethique professionnelle spécifique à la PJM.

 

A propos de l’UNAF – Union nationale des associations familiales :

Institution engagée avec et pour les familles, l’Unaf est l’expert des réalités de vie des familles. Reconnue d’utilité publique par le Code de l’Action sociale et des Familles, elle est depuis 1945 le porte-parole officiel des familles auprès des pouvoirs publics. Elle anime le réseau des Udaf et Uraf qui mène des missions de représentation et de service auprès des familles et des personnes vulnérables dans l’ensemble des départements et régions de France. Parmi les différents services qu’il gère, le réseau Unaf-Udaf accompagne plus de 151 000 personnes protégées à travers 92 services PJM partout en France. Il dispose d’un observatoire national des personnes majeures protégées. Il est également le premier réseau associatif d’information et de soutien aux Tuteurs familiaux avec 88 services.

 

A propos de l’Unapei :

Mouvement citoyen de 900 000 personnes handicapées, familles, amis, professionnels et bénévoles, l’Unapei œuvre, depuis 60 ans, pour que les personnes, quelle que soit la singularité de leur handicap, accèdent aux mêmes droits que tous. L’Unapei s’engage pour une société solidaire, ouverte à tous et respectueuse des différences et du libre-choix des personnes handicapées.

Son réseau de 550 associations membres innove sur tous les territoires et construit des solutions d’accompagnement évolutives et adaptées à chaque étape de la vie des personnes handicapées pour agir contre l’isolement et l’exclusion sociale.

 

Covid-19 : Les associations gérant des services mandataires judiciaires  rencontrent des difficultés pour accompagner les personnes vulnérables.

Communiqué : Covid-19 : Les associations gérant des services mandataires judiciaires  rencontrent des difficultés pour accompagner les personnes vulnérables. Elles alertent les pouvoirs publics. 

Les Associations gérant des services Mandataires judiciaires à la protection des majeurs rencontrent des difficultés importantes pour accompagner les publics vulnérables, isolés, en cette période de confinement.

Les services MJPM ont mis en place des plans de continuité d’activité afin d’essayer de remplir au mieux leur mission de protection auprès des personnes vulnérables. Ils adapteront continuellement leurs réponses aux circonstances et feront face à cette situation exceptionnelle aussi longtemps que possible à la mesure de leurs moyens humains, matériels et financiers.
Les services MJPM garderont toujours en ligne de mire l’équilibre entre sécurité de leurs salariés et nécessité de protection des personnes protégées.
Nos associations nous signalent de nombreux problèmes qui mettent en très grande difficulté les personnes protégées particulièrement vulnérables et souvent isolées :
1. Refus des paiements en espèces par les grandes surfaces (enseignes nationales) et les commerces de proximité
Des grandes enseignes et des commerces refusent les paiements en espèces. Des démarches ont été entreprises au niveau local sans succès. Dès lors, il nous paraît URGENT qu’une consigne puisse être donnée au niveau national.
La grande majorité des majeurs protégés n’ont que des cartes de retrait et ne peuvent disposer de cartes de paiement sans autorisation expresse des juges. Elles n’ont donc que la possibilité de paiement en espèces pour leurs achats courants et subvenir à leurs besoins.
Les bons alimentaires mis à disposition par les services MJPM sont également refusés par ces enseignes. Nous craignons que ces personnes vulnérables ne se retrouvent en rupture alimentaire et de biens de consommation courante.
Notre demande : Les personnes vulnérables doivent pouvoir faire leurs courses de base comme tout citoyen et pouvoir les payer en espèces. Les commerçants doivent également continuer à accepter les bons alimentaires.
Nous demandons des consignes nationales en ce sens et que le numéro vert Covid19 relaie cette position.

2. Accessibilité aux services bancaires de base : accès au guichet et à l’argent de vie des personnes vulnérables.
Des informations concordantes – en provenance de tous les territoires – nous alertent sur les fermetures des guichets bancaires. Les personnes protégées ne peuvent par conséquent plus effectuer de retrait d’argent liquide alors qu’elles ne disposent pas de carte de paiement.
Certains réseaux bancaires ont informé formellement des services MJPM de leur intention de fermer les agences locales avec pour conséquence l’impossibilité pour les personnes vulnérables d’accéder à leur argent de vie (versement hebdomadaire) et à leurs prestations et autres allocations (AAH, RSA, AF….).
Pourtant, les banques ont été identifiées comme faisant partie des services indispensables pour les citoyens et pour le bon fonctionnement de la Nation, Il en va, a fortiori, pour assurer les services bancaires indispensables à la vie courante.

Notre demande : Faire injonction aux têtes de réseaux bancaires d’organiser un service minimum pour les personnes vulnérables dont l’autonomie est limitée.

 

 

3. Les autorisations dérogatoires de circulation en période de confinement.
La communication actuelle des pouvoirs publics sur la situation et notamment sur les mesures de confinement et les dérogations ne sont pas aisées à comprendre pour les personnes vulnérables déficientes intellectuelles ou présentant un handicap psychique sévère.
Pour en faciliter la compréhension, les fédérations et les associations tutélaires ont réalisé des outils adaptés tels des attestations de déplacement dérogatoire en « Facile à lire et à comprendre ». Ces dernières ne sont pas considérées comme valides par les forces de l’ordre lors de contrôles sur la voie publique.
Nombre de majeurs sous mesure de protection juridique, dans l’impossibilité de respecter cette démarche de présentation de l’attestation, du fait de leur handicap et malgré l’aide apportée par les mandataires judiciaires à la protection des majeurs, ont déjà fait l’objet d’une verbalisation.
Il en résulte que des amendes sont délivrées et même des gardes-à-vue pour des personnes non lectrices et ne possédant pas d’attestation adaptée. Nous pensons qu’il appartient aux forces de l’ordre de faire une application souple et adaptée des textes selon les profils rencontrés (personnes bénéficiant d’une mesure de protection et /ou présentant une altération des facultés de discernement).

Notre demande : Adresser une communication aux services compétents (Ministère de l’Intérieur et Préfectures et procureurs de la République) pour inviter les agents en charge des contrôles à faire preuve d’une application adaptée concernant les supports d’attestation mal remplis ou selon un modèle différent du modèle national, et en cas de verbalisation, à faire preuve de tolérance, au risque sinon de grever le budget de personnes déjà très fragiles.

4. Services de LA POSTE
Les associations qui gèrent des services MJPM envoient des bons alimentaires et des attestations de déplacement dérogatoires par courrier, aux nombreuses personnes protégées qui n’ont pas accès à internet.

Notre demande : Il est indispensable que les services postaux continuent à assurer les distributions de courriers, ce qui n’est pas toujours le cas, d’après les remontées des territoires.

5. Protection des salariés assurant la continuité des services
Nos services font le maximum pour assurer la continuité de leurs activités.
Les visites à domicile sont à ce jour restreintes au strict nécessaire. Comme toutes les professions au contact des publics, notre demande est également de pouvoir de disposer de protection.
Notre demande : Nous souhaitons que, lorsque les distributions de masques seront possibles, les MJPM ne soient pas oubliés et qu’ils puissent disposer de matériel adéquat leur permettant d’assurer les visites dans des conditions de sécurité sanitaire.
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Nous comptons sur vos interventions pour mobiliser vos services afin que ces dysfonctionnements ne perdurent pas, en ces temps de grande urgence sanitaire afin d’éviter une augmentation de la précarité des publics vulnérables.
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